Depuis Moscou, le président congolais Félix Tshisekedi a défendu la voie diplomatique face aux guerres en Ukraine et au Moyen-Orient. Il s’exprimait dans le cadre du 3e sommet Russie-Afrique, qui se tient les 28 et 29 octobre dans la capitale russe, après Sotchi en 2019 et Saint-Pétersbourg en 2023.
« En Ukraine comme au Moyen-Orient, nous plaidons pour que les voies du dialogue et de la diplomatie demeurent ouvertes, même lorsque les positions paraissent irréconciliables, et pour que la protection des civils reste une priorité », a-t-il déclaré.
Des conflits qui pèsent sur le quotidien des Africains
Le chef de l’État congolais a souligné que ces crises ne sont pas étrangères au continent : « Ces conflits ne sont pas lointains pour nos peuples : ils se lisent dans le prix des denrées, des engrais et de l’énergie. »
Cet argument fait écho à l’un des enjeux du sommet. Pour les pays africains, il s’agit notamment de sécuriser leurs approvisionnements en carburants, en blé et en engrais, dans un contexte mondial incertain marqué par la guerre au Moyen-Orient.
Un sommet à forte portée symbolique pour Moscou
Une vingtaine de dirigeants africains sont attendus à Moscou. Pour le Kremlin, qui présente l’Afrique comme un « allié naturel », la rencontre vise à démontrer la fin de son isolement depuis le début de la guerre en Ukraine. Un forum économique et humanitaire Russie-Afrique, auquel Félix Tshisekedi a participé aux côtés de Vladimir Poutine le 28 octobre, se tient en marge du sommet.
la rédaction