La quête d’une paix durable exige la participation pleine, égale et effective des femmes. C’est le message central de la célébration du 26ᵉ anniversaire de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, organisée sous la coordination d’ONU Femmes et du Secrétariat provincial 1325, avec l’appui financier du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). L’événement a mis en lumière le rôle crucial des femmes dans la prévention des conflits, la médiation, la consolidation de la cohésion sociale et la reconstruction du tissu communautaire.
Un engagement inébranlable face à l’adversité
Au Nord-Kivu, province confrontée à un contexte sécuritaire complexe et à de multiples défis humanitaires, les femmes continuent de faire preuve d’un courage et d’une détermination exemplaires. Loin d’être de simples victimes, elles s’imposent comme de véritables actrices du changement : elles mobilisent les communautés, mènent des initiatives locales de paix, favorisent la coexistence pacifique et renforcent la résilience économique des ménages.
La première journée a permis de dresser un bilan positif des avancées. Les présentations ont mis en exergue des progrès significatifs dans le renforcement des capacités des actrices locales, l’accompagnement structuré des organisations féminines, la protection des survivantes de violences et l’autonomisation économique des femmes, levier essentiel de stabilité.
Évaluer les mécanismes pour surmonter les obstacles
La seconde journée a été consacrée à l’analyse des mécanismes locaux, nationaux et régionaux chargés d’appliquer la Résolution 1325. Des efforts ont été accomplis, mais les débats ont mis en évidence plusieurs contraintes majeures qui freinent encore l’impact des interventions : le manque de coordination, des capacités institutionnelles limitées, des lacunes en matière de communication, ainsi qu’un déficit de suivi et de participation effective des femmes aux instances décisionnelles.
Des actions concrètes pour l’avenir
Face à ces constats, les participants ont recommandé de réfléchir à la mise en place d’un comité de suivi stratégique. Ce cadre aurait pour mission de dynamiser les structures existantes, en se concentrant sur la cartographie des capacités des organisations, le plaidoyer, l’accompagnement technique et financier, la communication vers les zones enclavées, le suivi-évaluation des engagements, la redevabilité et la création de cadres permanents d’échanges.
Au-delà des engagements, l’urgence est de renforcer les mécanismes qui permettent de traduire la Résolution 1325 en actions concrètes sur le terrain, car une paix durable ne peut se construire sans la participation pleine et effective des femmes.
Gloiredo Ngise