Alors que la RDC fait face à l’épidémie d’Ebola (souche Bundibugyo), des fonds importants restent inutilisés. Selon l’INSP, plus de 200 millions USD ont pu être retracés, dont près de 100 millions n’ont pas encore été dépensés. Le ministre de la Santé, Roger Samuel Kamba, parle de près de 99 millions inutilisés sur les quelque 227 millions du premier plan de riposte, établi sur trois mois.
Pour le gouvernement, ce manque de visibilité pèse sur le système de santé et complique les discussions avec le FMI sur les appuis budgétaires. Kinshasa affirme pour sa part avoir utilisé « de manière transparente » les 50 millions USD mobilisés par l’État, selon un rapport transmis à la Première ministre.
Le problème tient aussi au manque de réponses : seuls 25 des 94 partenaires accrédités ont fourni des informations sur leurs fonds, d’après le directeur général de l’INSP, Dieudonné Mwamba. Face à ce « flou artistique », et sur instruction du président Félix Tshisekedi, le gouvernement menace de retirer leur accréditation aux organisations qui ne rendraient pas compte, avec une possible intervention de la Direction générale de migration (DGM).
Le 14 octobre, le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a élargi le constat : sur 926,66 millions USD décaissés par les donateurs, 700 millions restent introuvables selon lui. Il promet un « combat sans relâche » pour les retrouver.
La rédaction