Le neuvième round des pourparlers entre le gouvernement congolais et le mouvement du 23 Mars (M23) s’est ouvert ce 13 avril 2026 en Suisse. Depuis la ville de Goma, la société civile de la commune de Karisimbi suit de près ces échanges et interpelle les deux parties sur l’urgence de la situation sécuritaire.
Un impératif : le retour des déplacés
Pour Christian Kalamo, figure de proue de la société civile locale, la priorité absolue de ces discussions doit être l’instauration d’un cessez-le-feu permanent. Cet arrêt des hostilités est la condition sine qua non pour permettre aux milliers de déplacés de regagner leurs foyers en toute sécurité.
« La société civile insiste sur la protection des civils, particulièrement les femmes et les enfants, qui sont les premières victimes de ce conflit », a martelé Christian Kalamo.
Au-delà des mots, des actes
L’acteur de la société civile plaide pour que ces négociations ne se limitent pas à de simples effets d’annonce. Il appelle à la mise en place d’engagements concrets, assortis de mécanismes de suivi rigoureux pour garantir le respect des droits de l’homme dans l’est de la République Démocratique du Congo.
L’objectif final est clair : que ce dialogue débouche sur des solutions définitives à une crise qui perdure depuis trop longtemps, mettant en péril la vie de millions de citoyens et la stabilité de toute une région.
Par Joël Balume