Le Sénégal hausse le ton. Par la voix de Marie Rose Khady Fatou Faye, secrétaire d’État et porte-parole du gouvernement, l’exécutif a affirmé rejeter « sans ambiguïté cette tentative de dépossession injustifiée ». Cette réaction survient deux mois après la finale remportée (1-0) après prolongation par les Lions à Rabat.
Une « interprétation erronée » du règlement
Le communiqué officiel exprime la « vive consternation » des autorités face à un verdict qualifié d’« interprétation manifestement erronée du règlement » et de décision « contraire à l’éthique sportive ». Selon Dakar, le titre a été « acquis sur le terrain, dans le respect des règles du jeu », et sa remise en cause porte gravement atteinte à la « vérité du terrain ».
L’indignation du monde du football
Le milieu du ballon rond n’est pas en reste. L’entraîneur français Claude Le Roy, figure emblématique du football africain, s’est dit frappé d’« effarement » face aux « décisions grand-guignolesques d’incompétents qui dirigent le football africain ».
Il dénonce avec virulence une mesure « qui vient de nulle part, que personne ne peut expliquer, qui ne repose sur rien ». Le technicien assure d’ailleurs que le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) « reviendra sur cette décision et consacrera le Sénégal, bien évidemment ». Pour lui, la légitimité sportive des Lions ne fait aucun doute : « Personne ne peut envisager que le Sénégal ne soit pas maintenu comme champion d’Afrique ».
Des soupçons de corruption
Au-delà de l’aspect technique et réglementaire, le débat prend une tournure plus sombre. Plusieurs analystes n’hésitent plus à évoquer ouvertement des soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes pour expliquer ce revirement inédit.
Jean-Baptiste